Arthur Brügger

Arthur Brügger vit et travaille à Lausanne. Diplômé de l’institut littéraire suisse, il est parmi les lauréats du Prix du Jeune Ecrivain 2012, pour sa nouvelle Trompe-l’œil, parue en recueil chez Buchet-Chastel (Prix du Jeune Lecteur). Il publie divers textes dans des revues, recueils et anthologies. Son premier récit, Ciao Letizia, paraît aux éditions Encre fraîche à Genève (printemps 2012). Il est membre, depuis sa création, du collectif AJAR, avec lequel il écrit et performe en Suisse et à l’étranger. Il anime également des ateliers d’écriture dans le cadre de C-FAL (Genève) et auprès des jeunes de Passerelle culturelle, programme de formation-pilote pour des jeunes issus de l’institution de Lavigny. Il partage son temps entre l’écriture, la musique (pianiste dans un groupe indépendant, Brachoï) et un poste à mi-temps au Musée de l’Elysée en tant que coordinateur éditorial.

 

Carnets ferroviaires. Nouvelles transeuropéennes

Que ce soit de Lausanne à Paris, de Vienne à Genève ou de Glasgow à Londres, chacun des treize auteurs de ce recueil situe son histoire à bord d’un train qui parcourt l’Europe. À l’occasion d’un long trajet en chemin de fer, l’une se souvient de son voyage dix ans plus tôt, elle traque la différence entre son être d’hier et d’aujourd’hui. Un autre se remémore la géniale arnaque dont il a été l’auteur, un troisième retrace l’incroyable hold-up ferroviaire du South West Gang dans l’Angleterre de 1963.

Ces nouvelles donnent une vue d’ensemble inédite sur la manière de concevoir l’Europe comme espace physique et symbolique. Les auteurs étant de générations très diverses, le lecteur appréciera les différentes manières d’appréhender notre monde proche et de s’y situer.

Nouvelles de Aude Seigne, Blaise Hofmann, Anne-Sophie Subilia, Gemma Salem, Bruno Pellegrino, Arthur Brügger, Daniel Vuataz, Marie Gaulis, Fanny Wobmann, Catherine Lovey, Julie Guinand, Guy Poitry, Yves Rosset.

Préface de Daniel Maggetti, postface de François Cherix

L'Oeil de l'espadon (2015, domaine français)

L'Oeil de l'espadon

A 24 ans, Charlie est apprenti-poissonnier au Grand Magasin. Son quotidien a l’aspect moiré des écailles: découpage, évidage, emballage et autres savantes manipulations de la marchandise, nettoyage méticuleux des tables de travail, et puis visites au grand frigo et à la gigantesque poubelle, café et cigarette des pauses avec ses collègues, enfin les clients, les anonymes et les habitués, les affreux et les charmants. Mais Charlie ne veut plus de l’image que lui renvoient Natacha, son patron et les clients : celle d’un gentil, tellement gentil jeune homme. De son côté Emile, grand idéaliste, se trouve confronté, grâce à Charlie, à une réalité plus subtile qu’il ne la voudrait. Non, tous les employés du Grand Magasin ne sont pas des imbéciles englués dans la routine.

Un premier roman qui a la simplicité d’une fable et l’intelligente précision d’un bon documentaire.