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Peut-on vivre sans la protection d’une maison familiale, qu’elle soit réelle ou fantasmée ?
Dans une vieille demeure de famille où tous se réunissent pour célébrer la ronde des étés éternels, la narratrice tombe sous le charme de son oncle Archibald, patriarche incontesté quoique fragile. Chaque année elle revient dans la maison qui garde les secrets des défunts et des vivants, mais le passé conserve aussi les turbulences : il y a sur les lieux des présences impalpables qui s’avèrent inquiétantes. La mort du cousin préféré, le mutisme d’Idriss le Kosovar, l’initiation sexuelle de l’adolescente, annoncent la fin d’un monde suspendu.
Un roman à l’écriture limpide sur un lieu préservé de l’enfance, à la fois source de menaces et objet de désir.
« Ici les réminiscences poussent comme des plantes tropicales ; je les sens physiquement s’agripper aux murs et grimper au plafond. »
Anne Brécart Le Monde d’Archibald est sont troisième roman. A vécu son enfance et son adolescence à Zurich et habite Genève. Elle a reçu pour Angle mort le Prix Schiller Découverte.
« La douceur ensorcelante et vénéneuse de l’enfance puis de l’adolescence, c’est autour de cela qu’Anne Brécart brode dans Le Monde d’Archibald. » (Eléonore Sulser)
« Subtil et beau, doux et hanté, Le Monde d’Archibald plonge dans les étés que la narratrice a passés enfant, puis adolescente, dans la grande maison de sa famille maternelle. » (Isabelle Falconnier)
« Admirable(, car d'une) délicieuse finesse et d'une merveilleuse perspicacité ». (Jean Soublin)