parution février 2012
ISBN 978-2-88182-850-8
nb de pages 352
format 140 x 210 mm
prix 34.00 CHF — 22.00 €
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Ecrivain, archéologue, Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) fut aussi journaliste et photographe. Ses reportages la menèrent sur les routes du monde, d’Istanbul à Persépolis, de l’Europe centrale à New York, de Lisbonne à Brazzaville, de Madrid à Tanger. Les grands lointains l’attiraient irrésistiblement, mais elle ne perdait jamais de vue le dramatique combat du moment en Europe, la lutte contre le nazisme.
Entre 1934 et 1942 elle a publié, dans la presse quotidienne et les magazines, près de trois cents articles dont soixante sont présentés ici. Les rédactions de l’époque appréciaient son professionnalisme, ses connaissances d’historienne, la pertinence de ses questions, son style tour à tour alerte et poétique, l’humanité du regard qu’elle portait sur le monde des années 30. Arnold Kübler, rédacteur de la revue Du, témoigne : «Ses qualités personnelles et sa position sociale privilégiée assuraient à Annemarie Schwarzenbach des appuis dans le monde entier, et elle s’en est servi pour son travail. Elle avait facilement accès aux gens influents, mais elle s’efforçait par ailleurs de rencontrer ceux qui ne le sont pas, ceux dont la vie se déroule dans une étroite sujétion, les exclus, les laissés-pour-compte, les gens simples.»
Traduit de l'allemand par Dominique Laure Miermont et Nicole Le Bris
"Mêlant une analyse pointue de terrain à des impressions plus subjectives, ses récits retranscrivent avec vivacité et humanité un quoitidien de globe-trotteur."
"Passionnant. (...) L'Alémanique a le sens de l'image, de la couleur, de l'odeur. Le lecteur y est. De monde en monde, dans lequel il est permis de picorer, constitue un excellent livre." (Etienne Dumont)
"Remarquablement douée pour tout, l'observation, l'écriture, l'image, audacieuse sans esbroufe et courageuse dans des contextes inamicaux, la jeune bourgeoise zurichoise conquiert, à travers ses reportages hautement professionnels, l'indépendance qui la fait respirer."
"La photo en couverture du recueil la montre, d'une élégance androgyne, curieusement penchée, comme en déséquilibre au bord d'un abîme. On est tenté d'y voir une image de son trouble intérieur, de sa fragilité et de sa curiosité aussi." (Isabelle Rüf)