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parution août 2013

ISBN 978-2-88182-898-0

nb de pages 240

format 140 x 210 mm

prix 30.00 CHF

En stock, disponible

Ivan Vladislavic

Double Négatif

 

Vous êtes jeune et vos études commencent à vous peser. Vous voulez enfin connaître la vraie vie, mais le moment est mal choisi : nous sommes en Afrique du Sud, au temps de l’apartheid, les tensions raciales sont à leur comble et seul votre statut d’étudiant vous met à l’abri du service militaire. Alors que faire ?

Neville commence par tergiverser, par rechercher de petits boulots en marge de ses études maintenant négligées. Puis il se décide : ce sera l’exil en Angleterre. Avant ce saut dans l’inconnu, Neville vivra toutefois une journée capitale, une journée passée en compagnie d’un photographe prestigieux, auprès duquel il va apprendre à ouvrir les yeux.

 

En fixant sur la pellicule le moment où tout bascule, l’instant où les événements se précipitent, la fin de l’apartheid aurait-elle une chance de devenir intelligible ? Le sens des scènes éclairées par l’auteur, sur la page qui se substitue à la photographie, nous amène, nous lecteurs, à mieux voir.

 

L’écrivain sud-africain Ivan Vladislavic, né en 1957, vit et travaille dans l’édition à Johannesbourg. Double négatif est sans doute le plus autobiographique de ses romans. Les questions d’un jeune qui s’apprête à entrer dans sa vie d’adulte, dans un contexte aussi sensible que celui de l’Afrique du Sud, sont passionnantes et d’une surprenante familiarité.

Traduit de l'anglais (Sud africain)Nida et Christian Surber

LivresHebdo

08.07.2013

Prises de vue

 

Double négatif, le dernier roman d'Ivan Vladislavic, né à Prétoria en 1957 et l'un des meilleurs représentants de la littérature sud-africaine actuelle, peut se lire sous de nombreux angles comme une image composée de différents plans et de quantité de détails bord cadre. Un premier coup d'oeil renvoie à une fiction d'inspiration autobiographique: les vingt ans d'un garçon de la classe moyenne blanche dans le Johannesburg sous le joug de l'apartheid du début des années 1980. Neville, le jeune narrateur, se cherche: il a abandonné des études de sociologie et de philosophie politique pour se confronter au monde du travail, et est retourné vivre chez ses parents. Flottant, indéterminé, il juge ses "opinions chancelantes" quand il les compare aux engagements des étudiants politisés qu'il a croisés. Pour échapper au service militaire, il décide de s'exiler en Angleterre, y passe dix ans, devient photographe publicitaire avant de rentrer dans son pays et sa ville métamorphosés. Jusque-là, on pourrait penser à J.M. Coetzee et son Vers l'âge d'homme transposé vingt ans plus tard. Mais la comparaisn est trop réductrice. Car Double négatif, qui est à l'origine la partie romancée d'un livre écrit avec l'artiste photographe sud-africain David Goldblatt, est aussi une réflexion perçante et intemporelle sur les liens entre art et politique, entre formation du regard et construction de soi. La narration en trois époques s'organise autour d'une journée décisive que le jeune homme passe à suivre un ami de la famille, le photographe Saül Auerbach, arpenteur des quartiers noirs de Johannesburg, double fictionnel de Goldblatt. Journée de travail qui part d'un jeu, le "jeu des maisons", dont la règle consiste à choisir d'un promontoire surplombant la ville trois maisons dont Auerbach essaiera de photographier les habitants. Comme Clés pour Johannesburg ( Zoé, 2009), où l'écrivain redessinait le plan de la ville par un récit à multiples perspectives, Double négatif ne s'intéresse pas non plus aux vues d'ensemble, mais isole des clichés dont la valeur est aussi métaphorique qu'explicitement documentaire. De cette journée de prises de vue, le narrateur ne tirera ainsi aucune thèse démonstrative mais des leçons instables et plutôt amères.  

 

Véronique Rossignol

Le Temps

14.09.2013

"(...) Double Négatif joue finement sur la polysémie : les mots, doubles des images ; le négatif redoublé dont peut-être naîtra un sens positif. L’ironie légère du narrateur, la distance qu’il maintient sans arrogance crée une complicité affectueuse avec le lecteur. Il y a des scènes magnifiques, visuelles, mais aussi sonores, de beaux personnages. Jamais il n’est question de la couleur des peaux, mais les accents jouent leur rôle de marqueur social, des finesses qui échappent au lecteur occidental mais qui semblent jouer un rôle essentiel, et qui confirme que Vladislavic est un grand peintre du détail." Isabelle Rüf

Jeune Afrique

15.09.2013

Le roman-photo de Jo’burg

« (…) Elégamment écrit, vivifié par un humour discret et des images fortes, le roman raconte l’évolution de Neville Lister, jeune étudiant vaguement déconnecté du réel, qu’une journée passée avec un photographe célèbre, un certain Saül Auerbach, va lentement mais radicalement transformer. (…) Devenu artiste, il est le « double négatif » d’Auerbach-Goldblatt, se déplaçant – en voiture – pour aller photographier des personnes devant le mur de leur maison, sans jamais entrer chez eux… Une correspondance parmi d’autres dans cet exaltant jeu littéraire qui n’est pas sans rappeler les expérimentations de l’Oulipo. »

Nicolas Michel

L'Hebdo

24.10.2013

« (…) Des rencontres, de l’humour, une société apparaît en négatif, vue par les détails, par ses façades et ses marges. Plus profond qu’une approche frontale. Une fiction délicate sur le temps, la mémoire, et notre place parmi nos semblables. » Julien Burri

Le Courrier

02.11.2013

"(...) En quelques deux cents pages, Ivan Vladislavic donne substance avec brio à une fiction qui, au-delà du comique apparent de telle ou telle rencontre, aborde des sujets loin d'être anodins: l'insertion, la capacité à se trouver un rôle dans la société des adultes quand on est un jeune sans idéal ni solide vocation au départ; la mémoire; le sens ou le non-sens de la vie humaine; enfin, l'aptitude à ouvrir les yeux et, au besoin, à effectuer un saut dans l'inconnu."  Marc-Olivier Palatano

Le Nouvelliste, L'Express

12.11.2013

 

« (…) Et c’est là une des grandes richesses d’Ivan Vladislavic : il montre et fait comprendre sans dire. (…) Dans « La vue éclatée » déjà, des objets, des bâtiments en l’occurrence, permettaient à Ivan Vladislavic de décrire une situation sociale dans une fiction prenante. (…) « Double négatif » est une réponse subtile, complexe et contrastée à cette question, à celles de l’apartheid, de l’exil et du retour. » Laurence de Coulon

Edelweiss

01.01.2014

« (…) Sans dogmatisme ni morale, Ivan Vladislavic suggère dans un style alerte, incisif et élégant une réflexion sur la lutte de la surface contre la profondeur, mais aussi sur le désir de faire et, à travers les images décrites, sur l’esthétisme comme arme – et comme recours. » Joëlle Brack

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