Presse
« Cosmopolitaine », émission sur France Inter
Comment écrire le plus drôle, le plus émouvant et le plus captivant des romans autour d’un personnage sans gloire, d’un petit nobody qui, ne vivant rien, n’aurait rien à raconter ? Matthias Zschokke y excelle avec une tendresse pince-sans-rire et un brin de mélancolie. Paula Jacques
Le Monde des Livres
Zschokke nous fait sentir que le rien est parfois plus dense qu’un hypothétique tout. Un livre plein de charme, léger et profond. Pierre Deshusses
Le Canard enchaîné titre : Travailler moins, c’est mieux que rien.
« Maurice à la poule » est un roman hors norme, où l’auteur nous livre un monde en équilibre, fragile. C’est d’un humour revigorant… En Allemagne, à son propos, certains voient en lui le futur nouveau Beckett… André Rollin
Livres-Hebdo
D’un banal faubourg d’une grande ville et de personnages « sans qualités », il a fait une image grave et malicieuse du temps présent. Jean-Maurice de Montremy
Le Matricule des anges
Matthias Zschokke, un Bernois qui vit à Berlin et qui a reçu le prix Schiller pour ce troisième roman, nous livre un récit philosophique, grave et léger à la fois, où le désespoir aux allures de doux désastre se laisse aller à une dérision tranquille. Sophie Deltin
Le Roman
Maurice passe ses jours dans son bureau du quartier nord de Berlin, là où débarquent les habitants de l’Est, une zone déclarée «sensible». Il écrit à son ami et associé Hamid à Genève, le plus souvent il ne fait rien. De l’autre côté de la cloison, quelqu’un joue du violoncelle, cela l’apaise, mais il ne réussit pas à dénicher le musicien tant le dédale des immeubles est inextricable. Il fréquente souvent le Café Solitaire, la Papeterie de Carole, passe devant le Bar à Films de Jacqueline des lieux dont les propriétaires changent souvent pour cause de faillite.
Dans ce roman fait de détails, d’esquisses et de lettres, Zschokke met en scène des existences sans gloire, des êtres blessés par la vie, pour qui il nourrit une tendresse sans limites.
« Zschokke nous tient en haleine avec presque rien… Il raconte avec tant d’obstination et de dissimulation que l’on pense tantôt à Beckett, tantôt à Robert Walser. » (Beatrice von Matt, Neue Zürcher Zeitung)
Né à Berne, Matthias Zschokke s’est installé à Berlin en 1980. Ecrivain, dramaturge, cinéaste, il a reçu le Prix Robert Walser pour son premier roman, Max (Zoé, 1988), et le Prix Schiller pour Maurice à la poule.