parution août 2022
ISBN 978-2-88907-025-1
nb de pages 224
format du livre 140x210 mm

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Anne-Sophie Subilia

L'Épouse

résumé

Janvier 1974, Gaza. L'Anglaise Piper emménage avec son mari, délégué humanitaire. Leurs semaines sont rythmées par les vendredis soir au Beach Club, les bains de mer, les rencontres fortuites avec la petite Naïma. Piper doit se familiariser avec les regards posés sur elle, les présences militaires, avec la moiteur et le sable qui s'insinue partout, avec l'oisiveté. Le mari s'absente souvent. Guettée par la mélancolie, elle s'efforce de trouver sa place. Le baromètre du couple oscille. Heureusement, il y a Hadj, le vieux jardinier, qui sait miraculeusement faire pousser des fleurs à partir d'une terre asséchée. Et Mona, psychiatre palestinienne sans mari ni enfants, pour laquelle Piper a un coup de coeur. Mais cela suffit-il ?

Plus que jamais, dans L'Épouse, Anne-Sophie Subilia révèle la profondeur de l'ordinaire. La lucidité qui la caractérise ne donne aucune circonstance atténuante à ses personnages.

biographie

Suisse et belge, Anne-Sophie Subilia vit à Lausanne où elle née en 1982. Elle a étudié la littérature française et l’histoire à l’Université de Genève. Elle est diplômée de la Haute École des arts de Berne, en écriture littéraire.

Elle écrit pour des ouvrages collectifs et des revues, pour la radio ou encore pour la scène avec Hyperborée, performance inspirée d’une navigation le long des côtes groenlandaises.

Poète et romancière, elle est l’auteure de LÉpouse (Zoé, août 2022), abrase (Empreintes, 2021, bourse Pro Helvetia), Neiges intérieures (Zoé, 2020, Zoé poche 2022), Les hôtes (Paulette éditrice, 2018), Qui-vive (Paulette éditrice, 2016), Parti voir les bêtes (Zoé, 2016, Arthaud poche 2018, bourse Leenaards) et Jours d’agrumes (L’Aire, 2013, prix ADELF-AMOPA 2014). 

samedi 1er octobre 2022 17h30

Anne-Sophie Subilia au festival international de géographie (Saint-Dié)

"Les errances sentimentales", avec Bérengère Cournut, Violaine Huisman et Isabelle Jarry. Rencontre animée par Karine Papillaud.
Musée Pierre-Noël, Salle François-Cholé, 11 rue Saint-Charles, 88100 Saint-Dié-des-Vosges

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samedi 1er octobre 2022

Anne-Sophie Subilia, invitée d’Emmanuelle Khérad dans "La librairie francophone"

Diffusion :

de 14h à 15h sur France Inter, de 17h à 18h sur RTS – La 1ere (Suisse) et à 21h sur Ici-Radio Canada Première et le dimanche 02 octobre à 12h sur la Première de la RTBF (Belgique).

dimanche 2 octobre 2022 14h00

Anne-Sophie Subilia au festival international de géographie (Saint-Dié)

Informations à venir

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samedi 12 novembre 2022 10h45

Anne-Sophie Subilia au Salon des petits éditeurs (Chêne-Bougeries)

"Quand les cultures se rencontrent", avec Manuela Gay Croisier, Audomaro Hidalgo, Jean-Jacques Kissling. Animé par Monique Berthollet-Montavon
Salle communale Jean-Jacques Gautier, route du Vallon 1, 1224 Chêne-Bougeries
 

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mercredi 16 novembre 2022 18h30

Anne-Sophie Subilia à la librairie Chapitre 8 (Strasbourg)

Librairie Chapitre 8, 5 rue de Verdun, 67000 Strasbourg, France
 

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samedi 19 novembre 2022 10h30

Anne-Sophie Subilia chez Payot Berne pour un café littéraire

Café littéraire au Café Stauffacher, puis séance de dédicaces chez Payot Berne
Café Stauffacher, Neuengasse 25-37, 3011 Berne
Payot Berne, Neuengasse 25, 3011 Berne
 

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"L’Épouse" d’Anne-Sophie Subilia dans la sélection du prix Femina (et Femina des lycéens) 2022

"L’Épouse" d’Anne-Sophie Subilia dans la sélection du prix Médicis 2022

Le Temps

"Il faut du cran pour écrire, depuis la Suisse, un roman qui se situe à Gaza, dans les années 1970. C’est ce que l’on se dit en empoignant L’Epouse d’Anne-Sophie Subilia. On connaît le talent de la romancière et poète depuis Parti voir les bêtes et Neiges intérieures, en 2016 et 2020. On sait que l’hyper-précision du regard sur les êtres et les choses est un de ses leviers poétiques, sa façon de déposer ce qui normalement s’enfuit, s’échappe, disparaît, l’essentiel donc. Mais Gaza, la Palestine, l’un des conflits les plus anciens et les plus douloureux de la planète? Qu’allait donner la rencontre entre ce fracas-là et son écriture sismographique, à l’affût des ondes même les moins perceptibles qui parcourent le quotidien? La réponse est simple: L’Epouse est l’une des grandes réussites de cette rentrée.

(…)

L’ombre ici est le halo de solitude qui entoure chaque être. Pour le rendre visible, Anne-Sophie Subilia n’écrit pas de façon surplombante, elle écrit aux côtés de ses personnages, parfois de loin, comme quand Piper surgit sur la pergola, parfois de plus près, mais sans aller au-delà, sans glisser de caméra dans leurs entrailles. Cette tension entre proximité et retenue parcourt tout le roman à la façon d’une rivière souterraine.

(…)

Dans une langue qui attrape de façon saisissante les couleurs d’un crépuscule, le parfum des peaux, les silhouettes dans la foule, on suit Piper se débattre face à la solitude et au désœuvrement et tenter d’avoir une prise sur ce qui l’entoure. Anne-Sophie Subilia capte ces points de contact entre les êtres, dérisoires et primordiaux, comme un échange de regards, une complicité qui se passe de mots, un rire partagé. Au gré des jours, et des rencontres, Piper avance, dans les rues de Gaza, sur la plage, avant que les jeeps de l’armée israélienne ne chassent les baigneurs, à l’hôpital des enfants. Elle avance, elle agit, oui, elle agit."

Un article de Lisbeth Koutchoumoff à lire ici

24 heures

"Anne-Sophie Subilia « habite et contemple le monde avec un regard critique, pointu, allié à une forme de bienveillance presque révolutionnaire dans cette ère de l’invective. Elle a aussi une conscience aiguë de la portée des mots », observe l’écrivain Michel Layaz, devenu un ami après avoir été son professeur à la Haute École des arts à Berne.

La journaliste Isabelle Cornaz, amie d’enfance de l’auteure, relève une acuité qu’elle a perçue dans « Abrase », recueil poétique né d’un voyage commun aux Açores : « C’est frappant de voir ce qu’elle en a extrait. Quelque chose de très personnel et de très délicat. C’est aussi une des rares personnes que je connais qui arrive à allier liberté et rigueur. »"

Un portrait signé Caroline Rieder à lire ici

RTS - Culture (QWERTZ)

"Dans son dernier roman, l'écrivaine vaudoise Anne-Sophie Subilia nous plonge dans le quotidien d'une épouse d'un délégué humanitaire à Gaza dans les années 1970. Et effleure l'espace qu'il reste en marge de la mélancolie, de l'ennui et de l'attente."

Un entretien d’Anne-Sophie Subilia avec Charlotte Frossard à écouter ici

Mare Nostrum

"Anne-Sophie Subilia suit son personnage pendant quelques mois, dans l’abîme de son quotidien comme dans ses escapades touristiques. La simplicité du style, sa fluidité, sa poésie, la richesse évocatrice des descriptions subliment le récit. Ils animent le marché palestinien, font un petit éden du jardin créé par Hadj, le vieil arabe, nous livrent la noblesse d’un monastère orthodoxe sur les flancs du mont Sinaï, la misère d’une cabane de pêcheurs, ou l’opulence agressive de Tel-Aviv. On pense à Georges Perec, tant la plume est précise dans la description des menus évènements qui font le quotidien. Mais on peut aussi bien penser à Rudyard Kipling, tant elle restitue avec brio l’atmosphère des réunions d’expatriés, entre alcools forts sous les pergolas, ou au restaurant, à Jérusalem, autour du merlot local estampillé Domaine de Latroun."

Une chronique de Christiane Sistac à lire ici

Encres vagabondes

"Un livre complexe, atypique et surprenant, plein de délicatesse et de profondeur qui n‘émet aucun jugement explicite sur ses personnages et la situation de Gaza mais qui, à travers la banalité de ce quotidien pour les uns et le tragique pour les autres, égraine ses questions de façon apparemment neutre mais toujours précise et forte avec une implacable lucidité. Un roman original et exigeant comme on les aime."

Un article de Dominique Baillon-Lalande à lire ici

Aline a lu

"(…) La prise de conscience de l’abîme entre sa vie bourgeoise et le quotidien des Gazaouis fragilise davantage [l’] équilibre [de Piper]. L’espace du jardin intérieur où cohabitent le beau et l’utile devient alors son échappatoire. Grâce à une écriture délicate et poétique, ce magnifique roman tout en nuance envoûte le lecteur qui se trouve au plus près des sens de ce beau personnage tâtonnant dans sa juste relation au monde."

Une chronique d’Aline Sirba à lire ici

Viceversa Littérature

"Le roman avance à l’instar d’un album photo mis en mots, en effet : d’une ambiance à l’autre, on découvre les particularités des lieux – la maison, le marché, le littoral, les sites touristiques, Gaza, le monastère Saint-Georges, la mer Morte, Tel-Aviv, Jérusalem …

Des éclats d’ordinaire dont l’écriture s’évertue à transmettre l’extraordinaire (…).

On sent le plaisir de l’autrice à faire germer des images et du sens à partir de mots denses et subtils. Son livre nous pousse à cultiver un esprit à la fois vagabond et attentif, patient et réceptif, pour savourer pleinement cette somme de micro-récits, de scènes fragmentaires, d’impressions multiples qui constituent le corps du roman. Les fleurs s’épanouissent à la fin, qui laissent pantoise la femme dans son jardin jailli de rien, né de l’infime, sous les mains d’un vieil homme pieux et patient."

Un article d’Alice Bottarelli à lire ici

La Liberté

"Ce n’est pas un roman historique, plutôt un exil dans le paysage ancien. Ici, nul discours surplombant sur les conflits israélo-arabes au lendemain de la guerre des Six Jours. L’époque et ses affres ne se dessinent qu’au fil de cette écriture pointilliste, formidablement méticuleuse dans sa description de l’infra-ordinaire (« elle renifle dans le mouchoir à carreaux blanc, blanc, gris »).

Et comme souvent chez Anne-Sophie Subilia, il y a des ouvertures qui sont des impasses, des errances qui font récit ; pas non plus un roman d’aventures. C’est un roman du déracinement, qui s’agrippe aux petits riens du quotidien quand la terre est de sable, blues de l’expat remarquable dans sa manière initiatique de laisser entendre que l’ailleurs n’est pas qu’une géographie: c’est aussi une distance humaine." Thierry Raboud

Marie Claire édition suisse

"(…) par touches, le monde réel, ses drames et ses beautés s’insinuent dans le quotidien de L’Épouse, que l’ennui y rend plus réceptive. Mais peut-elle enrôler quelques riches personnalités locales dans sa vie sans en faire craquer les limites, personnelles et sociales ? La finesse et l’intuition d’Anne-Sophie Subilia donnent leur pleine mesure dans ce jeu de miroirs qui, d’un face-à-face politiquement correct, tire une aventure humaine délicate et poignante."

Le Journal du Dimanche

"Ce livre parle de l’Histoire et de ses retournements. Il se passe à Gaza dans les années 1970, au sein de ce milieu d’expatriés claquemurés dans les quartiers bien protégés. Mais il y a une jeune femme qui refuse de vivre dans un ghetto. C’est difficile à assumer, car elle va à contre-courant. L’héroïne est l’épouse d’un homme d’affaires, toujours sur les routes. Elle s’émancipe de cette vie sociale artificielle, de cette existence d’entre-soi, parce que les autres, les personnes qui font son ménage, sa lessive, son jardin lui semblent beaucoup plus intéressants. Elle veut briser le mur de verre, dans l’espoir de pouvoir être elle-même en se rapprochant de ces gens avec lesquels elle a des affinités. C’est une bonne idée de renverser les clichés, et Anne-Sophie Subilia le fait d’une manière très fine, subtile. Ce roman est d’une extrême richesse humaine."

Ma collection de livres

"Paradoxalement, cette chronique douce-amère d’un quotidien peu enthousiasmant fait la force de ce roman. Ici, il n’est pas question de politique, encore moins de prendre parti et pourtant, au détour d’une chose vue, d’une difficulté rencontrée pour se procurer telle ou telle chose, on saisit parfaitement le drame qui se noue ici. La vie n’est pas seulement en suspens pour Piper et Vivian, mais pour tous ces habitants qui les entourent. À la différence que pour les expatriés, il existe une porte de sortie…"

Une chronique de Henri-Charles Dahlem à lire ici

24 heures

"Pour faire sentir ce bout de terre ensablé, ce sentiment d’oppression de la vie à Gaza, l’auteure aurait pu classiquement s’intéresser à l’action humanitaire du mari. On la découvrira par les bribes qu’il en raconte à sa femme. Le quotidien de l’épouse met la loupe sur d’autres éléments qui agissent comme autant de révélateurs : cet intérieur nu mais si chaleureux qu’elle découvre en suivant une petite fille qui lui a pris spontanément la main alors qu’elle se baladait sur la plage, l’attitude tantôt suspicieuse tantôt moqueuse des soldats aux checkpoints, ces regards de femmes qui réprouvent et envient en même temps ses tenues. Car si Piper affiche une élégance qui tranche avec les vêtements rapiécés de la population locale, elle va se battre pour les aider, et pour se sentir utile, notamment en s’occupant d’un nourrisson délaissé dans un hôpital dépourvu de tout.

(…)

L’Épouse peint à petits traits le portrait nuancé et délicat d’une femme, d’un couple que les tensions n’épargnent pas, et d’une région. Un livre qui touche et sensibilise à la fois." Caroline Rieder

Le Matin Dimanche

"Le très beau et subtil récit d’Anne-Sophie Subilia, sobrement intitulé «L’épouse», suit ainsi le quotidien de Piper de janvier à juillet 1974. Tantôt languide et mélancolique, tantôt prise d’une frénésie affective devant un bébé orphelin, Piper ne trouve de source de réconfort et d’évasion que dans le jardin de la maison, que le vieux jardinier Hadj transforme semaine après semaine en une oasis miraculeuse. Inspiré d’un album photos familial de l’auteure, «L’épouse» suit avec une attention à fleur de peau le lien de Piper à son homme, à la mer, à sa solitude et au monde." Isabelle Falconnier

L'éternel retour

"Ce roman nous happe et nous retient dans sa langue voyante, lucide et percutante. Il nourrit notre soif de connaître, de comprendre Gaza, malgré l'antipathie provoquée par l'épouse, cette femme qui souvent nous agace. Embarrassée par ses privilèges, elle incarne les fossés culturels qui la séparent des palestiniens, la violence de son origine dans un monde en guerre. (...) Un texte (...) terriblement pertinent, écrit sur une ligne de crête et contenant toute l'intensité de cet inconfort."

Payot Neuchâtel

"Attention, pépite ! Un de mes coups de coeur de rentrée littéraire !" Daniel Snevajs

La Promesse de l'aube

"Piper s'ennuie dans sa villa, chasse les grains de sable qui reviennent sans cesse chaque jour dans la cuisine et la nourriture, lutte contre la chaleur, attend le soir pour retrouver son mari qui revient du travail pour boire un verre, ou deux, ou plus...La vie d'une femme expat en somme. Mais il va falloir trouver une place, se prendre en main, résister à la dépression qui rampe autour de soi. C'est un roman magnifique, plein de sensiblité. Avec des images photographiques qui restent en tête longtemps." Amélie Forestier
 

Traversées

"Magnifique roman sur l'attente et l'intime d'une femme expatriée à Gaza, ayant suivi son mari membre du HCR. C'est également un subtil mélange de douceur, d'odeurs de jardin et de cuisine, de vie quotidienne avec ses bonnes surprises et ses désillusions." Béatrice Leroux

L'Usage du monde

"J'aime beaucoup l'atmosphère d'attente qui se dégage de ce roman. Il y a un vrai décalage entre la vie tranquille de cette femme et la situation politique." Mickaël Kobler

Garin Librairie

"Voici un magnifique roman d'ambiance. Celle de Gaza dans les années 1970, où Piper, femme d'humanitaire en mission, découvre une vie bien différente de l'Europe. Tout est nouveau pour elle. Elle vit assez librement, bien que comme dans une prison dorée. Son statut d'étrangère, sur une terre déjà si complexe, lui permet de découvrir le quotidien des habitants. Un texte délicatement mélancolique à découvrir!
Plus que jamais, dans L’Épouse, Anne-Sophie Subilia révèle la profondeur de l'ordinaire. La lucidité qui la caractérise ne donne aucune circonstance atténuante à ses personnages." Marion Mallinger

Payot Cornavin

"De la douceur au milieu d'un monde de violence. Un roman de sable et de soleil. Un bijou !"

Tram librairie-café

"Un voyage quasi immobile dans l'intranquillité de l'oisiveté. L'autrice livre un récit sans concession qui dérange autant qu'il fascine." Marion Wolff
 

Payot Lausanne

"Gaza, 1974. Du sable à perte de vue qui s'insinue dans chaque recoin de la maison de Piper, femme d'un délégué du CICR. Le temps passe lentement, la moiteur est partout. En parallèle à la mélancolie, des rencontres lumineuses, dont celle avec le jardinier qui fait pousser des fleurs dans le sable. Un texte dont le style délicat et sensible s'oppose à la violence des affrontements." Aurélie Sonnay

La Fabrique du monde

"Piper est la femme d'un délégué de La Croix Rouge en mission en Palestine. Elle apprend à composer avec sa nouvelle vie, entre solitude et empathie pour le peuple palestinien. Un très beau récit !"

La Droguerie

"Le coup de coeur du jour: le délicat et subtil L'Épouse de Anne-Sophie Subilia (publié par les non moins délicates et subtiles Editions Zoé). (...) Un très beau récit, empreint de sensualité, de lumières, d'odeurs et de saveurs, qui décrit avec humanité une femme et un territoire." Mélanie Chenais

Greenwich

"J’ai retrouvé avec plaisir l’écriture minutieuse d’Anne-Sophie Subilia. Son personnage du jardinier et de ses fils est la grande réussite du livre. Et sa fin éclatante. Il y a cette attention au monde de Subilia qui emporte l'adhésion. La mienne en tout cas." Hervé Guillerme

Librairie Nouvelle

"Je viens de lire L’Épouse de Anne-Sophie Subilia et ce livre a agi comme un charme. J'ai beaucoup aimé cette narration délicate, précise. Un récit dans lequel le réel, le quotidien dit le politique, la violence de la colonisation, la force habile et déterminée d'un peuple avec le soin apporté aux autres, aux animaux et aux plantes comme un réconfort." Géraldine Hérédia

Neiges intérieures (2022, Zoé poche)

Neiges intérieures

Ils sont six à bord du voilier Artémis, partis pour quarante jours d'étude du territoire polaire et arctique. D'un côté une nature extrême, immense et ensorcelante; de l'autre la vie confinée "comme dans une navette spatiale", où tout est à réapprendre: fabrication du pain et préparation du poisson, hygiène intime et rapports sociaux rebattus par la promiscuité.

Préface d'Astrid de Larminat

Neiges intérieures

Artémis : seize mètres d’aluminium, taillé pour les mers de glace. Quatre architectes paysagistes embarquent sur ce voilier pour étudier le territoire du cercle polaire arctique. En plein cœur d’une nature extrême, soumis à une promiscuité qui fait de ce voyage un huis clos, ils vont être confrontés aux contraintes du groupe, du capitaine et de ce désert aussi toxique qu’ensorcelant.

Pendant les escales, la narratrice court sur le sol mousseux de la toundra. À bord, elle doit tout apprendre de la navigation, de ses compagnons, du froid, de la fabrication du pain comme de la préparation du poisson ou de l’hygiène intime.

Carnets ferroviaires. Nouvelles transeuropéennes

Que ce soit de Lausanne à Paris, de Vienne à Genève ou de Glasgow à Londres, chacun des treize auteurs de ce recueil situe son histoire à bord d’un train qui parcourt l’Europe. À l’occasion d’un long trajet en chemin de fer, l’une se souvient de son voyage dix ans plus tôt, elle traque la différence entre son être d’hier et d’aujourd’hui. Un autre se remémore la géniale arnaque dont il a été l’auteur, un troisième retrace l’incroyable hold-up ferroviaire du South West Gang dans l’Angleterre de 1963.

Ces nouvelles donnent une vue d’ensemble inédite sur la manière de concevoir l’Europe comme espace physique et symbolique. Les auteurs étant de générations très diverses, le lecteur appréciera les différentes manières d’appréhender notre monde proche et de s’y situer.

Nouvelles de Aude Seigne, Blaise Hofmann, Anne-Sophie Subilia, Gemma Salem, Bruno Pellegrino, Arthur Brügger, Daniel Vuataz, Marie Gaulis, Fanny Wobmann, Catherine Lovey, Julie Guinand, Guy Poitry, Yves Rosset.

Préface de Daniel Maggetti, postface de François Cherix

Parti voir les bêtes

Il arpente campagne, forêts et bitume ; il hume, écoute, observe. Réinstallé dans le village de son enfance, il fréquente une poignée de paysans, s’occupe de Cyril, son filleul, s’éprend de Claire, bricole des meubles.

Il parle peu, parle mal. La modernité et l’urbanisation de sa contrée le rongent. Quant au chantier qui s’érige non loin, il en a peur. Mais ce molosse le subjugue aussi, le hante et l’emplit d’une étrange colère.

Dans une langue traversée d’oralité, Parti voir les bêtes parle d’un amour sans bornes pour une terre condamnée à disparaître. Ce roman fait entrer dans le regard de ceux qui éprouvent sans protection la beauté du monde. 

L'Épouse: extrait

Elle retourne à la cuisine, se penche sur sa lettre et continue sa phrase. C'est que nous avons un jardin de sable. Son collier de grosses perles en bois lui fait un poids au cou. Du menton, elle joue avec. Elle raffole des kumquats, c'est peut-être pour ça que son collier ressemble à une rangée de ces petits agrumes. Elle s'interrompt une seconde pour se gratter le tibia. La maison aussi est remplie de sable, on s'accoutumera. Un rai de lumière entre dans le champ de la feuille de papier. La femme se décale, puis se lève. Elle se hisse sur la pointe des pieds et tire un casier en rotin poisseux. Elle tend encore le bras et saisir l'anse d'une tasse de camping. Chaque vertèbre affleure sous la blouse fleurie. Sa tignasse gonflée remplit le creux de la nuque. Elle s'énerve à chercher le sucre et le café. Quelque chose la fait sursauter, pivoter, guetter. "Vivian, c'est toi?" Mais il n'y a personne dans son dos. Lui est parti à l'aube.